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Turnacum Bagacum Durocortorum Remorum Atuatuca Novomagus Batavorum Colonia Agrippina Tolbiacum Orolaunum Vicus Augusta Treverorum Divodurum

Source: d'après la carte 'Musées des Voies Romaines Arlon Luxembourg Metz Nijmegen Tongeren Trier'. Disponible gratuitement au Musée d'Arlon ainsi qu'à l'Office du Tourisme d'Arlon.

 

 

 

 

 

 

Tournai est une des plus vieilles villes de Belgique avec Arlon et Tongres. Elle a joué un rôle historique, économique, religieux et culturel important au sein du Comté de Flandre durant le Moyen Âge.
Le beffroi (le plus ancien de Belgique) et la cathédrale Notre-Dame de Tournai sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. La cathédrale, imposante construction d’art roman et d’architecture gothique, est célèbre pour ses cinq clochers ainsi que pour son trésor.

La plus ancienne mention écrite de Tournai se trouve sur la table de Peutinger où la cité y figure comme station postale sous le nom « Turnaco ». L'Itinéraire d'Antonin, datant des environs de 280, mentionne la présence de « Turnacum ».

Sous Dioclétien, la centre administratif de la Ménapie romaine (Civitas Menapiorum) est déplacé de Cassel (Castellum Menapiorum) à Tournai. Le nom de la Civitas devient alors « Civitas Turnacensium ». A la même époque, la Notitia Dignitatum (in partibus occidentis) mentionne la présence d'une garnison tournaisienne (numerus Turnacensium) stationnée dans l'actuelle Lympne, près de Douvres en Angleterre. La Notice des Gaules (Notitia Galliarum en latin) datant de la fin du IVe siècle fait également allusion à un procurator gynaecii (fabrique d'équipements militaires impériaux) dans la « Civitas tornacensis » qui se trouve elle-même en Belgique seconde.

Une version avec un « h » a également existé dans l'« Histoire des Francs » du chroniqueur médiéval Grégoire de Tours aujourd'hui considéré comme le « Père de l'Histoire de France » : « Thornaco » et « Thornacensis » y sont utilisés au même titre que « Tornacum » et « Turnacensis ».

Source: Wikipedia
La naissance de Bavay, après la conquête, résulte de la réorganisation du territoire par Auguste (sans doute entre -16 et -13). La Gaule conquise par César est alors partagée en trois provinces. La région située entre la Seine et le Rhin constitue la Gaule belgique et a pour capitale Reims. Elle est divisée en « cités » (civitates), circonscriptions administratives qui ont à leur tête un chef-lieu. Dans cette circonscription vivait un des plus farouches peuples de la Gaule du Nord qui occupait une vaste région comprise entre l’Escaut, la Sambre et la Meuse : les Nerviens.

Placée au centre d’un nœud routier, Bavay est le passage obligé entre la Germanie et le port de guerre de Boulogne-sur-Mer, tête de pont vers la Bretagne, elle Grande-Bretagne. Les autres voies, sept au total, reliaient le chef-lieu de cité des Nerviens aux capitales des cités des peuples voisins (Amiens via Arras, Tongres, Cassel, Trèves à l’est et Reims au sud). Sa position est évidemment stratégique, mais très vite ces voies à vocation militaire (le futur empereur Tibère transite à Bavay avec ses armées vers l'an 4) sont utilisées à des fins commerciales.

À partir de l’époque claudienne et surtout sous les Flaviens (fin du Ier siècle), la ville se développe. De vastes monuments sont construits : un forum, des thermes alimentés par un aqueduc amenant les eaux d’une fontaine depuis Floursies située à une vingtaine de kilomètres, et d’autres bâtiments, semble-t-il à caractère officiel, ornent la ville.

 


Source: Wikipedia
Vers 80 avant J-C, les Rèmes construisent l'oppidum de Durocorter sur le site qui deviendra Reims.
En celtique Durocorter, la forteresse ronde, devient Durocortorum et est mentionnée dans les commentaires de Jules César. Strabon cite le nom de Duricortora (Δουρικορτόρα). Voyant l'avancée de l'armée de César, les Belges s'allient pour repousser cette invasion. Les Rèmes refusent cette alliance et choisissent d'aider Rome. L'alliance est votée par le Sénat de Rome. Les Belges sont battus sans grande difficulté. En 53 avant J-C, César ordonne au concilium Galliae de se réunir à Durocortorum pour y juger la conjuration des Sénons et des Carnutes.



Les Rèmes ayant prouvé leur fidélité à Rome, Durocortorum est classée dans les cités fédérées, considérées comme indépendantes. Sous Auguste (entre 16 et 13 avant J.-C.), les Rèmes sont placés dans la province de Belgique dont Durocortorum devint la capitale. Les nombreux monuments ou autres traces de l'époque romaine montrent que Reims est à l'époque très prospère (de récents travaux archéologiques font même de la ville la deuxième plus vaste de l'Empire après Rome). Sept grandes voies desservent la ville.


Source: Wikipedia
Tongres est la plus ancienne ville de Belgique. Elle doit son origine à un camp établi par les lieutenants de Jules César, Sabinus et Cotta, dont les légions sont massacrées à proximité ( Dans la vallée du Geer actellement le grand Bassenge ) par Ambiorix, chef des Éburons, qui soulève une partie de la Gaule Belgique contre les armées de César en 54 av. J.-C. Avant l'occupation romaine, la région et la ville furent occupées par la tribu gauloise des Éburons, dont le chef le plus connu est Ambiorix, qui s'oppose à César et lui échappe de peu.

Elle a été très tôt desservie par une des voies romaines construite dans la Gaule Belgique. La plupart de voies romaines n'étaient pas pavées, ou leurs pierres ont ensuite été récupérées, mais Guichardin cité par Philippe le Bas (1845) évoque des restes qu'on pouvait voir, dans la Gaule Belgique, d'une voie romaine tracée de Paris à Tongres qui était une "œuvre merveilleuse", miraculeuse en raison d'une partie du tracé fait de très grandes pierres.

L'Encyclopédie méthodique dit que la ville appelée Atuaticum tongrorum (ou Atuatuca Tungrorum) par les Romains s'est aussi appelée Tongri, et Tongerea (en ancien flamand). La même source dit que Guichardin la considérait comme la première ville de France et d'Allemagne convertie au christianisme bien avant avant qu'Attila ne la ruine par ses incursions et qu'elle ne soit à nouveau démantelée par les François (Français) en 1673. Elle aurait été un évêché dans les premiers siècles, transféré ensuite à Maastricht et finalement à Liège.

César lui-même évoque une place forte nommée Atuatuca ; « C'est le nom d'un fort qu'il situe presqu'au milieu du pays des Éburons, dans le lieu même où Titurius et Aurunculéius avaient déjà établi leurs quartiers d'hiver. César choisit cette position pour divers motifs, et surtout parce que les retranchements de l'année précédente étaient entièrement conservés, ce qui devait épargner beaucoup de travail aux soldats ».

La ville devint la capitale de la Civitas Tungrorum, circonscription administrative correspondant à l’ancien territoire des Éburons.

Source: Wikipedia
C'est la plus ancienne ville des Pays-Bas. Nimègue tient son nom du gaulois Noviomagus qui signifie « nouveau marché ». De 71 à 103 la ville fut la garnison de la légion X Gemina.
Si la situation d'Oppidum Batavorum n'est pas précisée dans les Historiae parues dans Le Germanorum origine et situ, Tacite précise que les isolants Batavorum habitent l'île des Bataves.

En 15 avant J.-C. un castrum de 650 mètres sur 650 est construit, pour héberger deux et peut-être légions sur la colline du Hunerberg où le point de vue est excellent sur la vallée de la Wall et la vallée ou le Rhin se divise en deux. Un graffiti de la légion I Germanica a été retrouvé. Le castrum du Hunnerberg va servir de camp de base et en 12, le général Drusus engrange les succès dans sa campagne d'Allemagne. L'ouest du camp est occupé par des Bataves. Après quelques années Drusus a atteints son objectif et transfert ses légions en Germanie à Oberarden sur la Lippe. Des indices signalent des occupations sporadiques d'armées romaines en 16 et 17.

De ces années date une colonne de victoire dédié à l'empereur Tibère découverte en 1980 au Kelfkenbos près de Nimègue. Il montre diverses divinités - Céres, Diane, Appolon et un homme en toge appuyé sur un socle gravé TIB CSAR, Tiberius Caesar[2]. Il est possible que ce monument fut érigé quand Tibère était personnellement en campagne en Germanie inférieure quand il atteint l'Elbe en 5 après J.-C. ou quand il devint empereur en 14.

En 9, après la défaite du général Varus à la bataille de Teutoburg une réorganisation complète des défense des places fortifiées de la Germanie inférieure. Les camps de Nimègue sont reconstruit sur une surface de 4,5 hectares et équipé pour recevoir des cohortes de cavallerie.

Le castrum sur la colline du Hunerberg abandonné, vers 10 avant J.-C., un castellum qui va abriter 800 hommes est construit sur le plateau du Kops ou Kopse Hof. Le castellum est entouré d'un double fossé.

Découvert en 1914, et fouillé jusqu'en 1921, on a cru trouver l' Oppidum Batavorum décrit par Tacite. En 1970, on démontre que l' oppidum est dans le centre de Nimègues. Les fouilles de 1985-1986 vont donner aux archéologues l'occasion de découvrir un castellum tout à fait original.

Il est manifestement richement équipé à en croire la qualité des habitants et un praetorium de 60 x 35 mètre, est réservé à un préfet des Bataves. Ce type d'architecture qui ressemble au villa d'Italie, ne sera retrouvée que dans les quatre camps le long de la Lippe bien que plus récent, Lippe, Ober Aden, Anreppen et Haltern.

Les archéologues on analysé la décharge d'un repas unique pour illustrer ce luxe qui est confirmé par le nombre de mets de qualités. Ainsi sont trouvés les arrètes de près de deux cent poissons - carpe, anguilles, brochets, tanches brèmes, perche et même maquereau d'Espagne - canards, boeuf, lièvres, cochons de lait, poulet, orges, lentilles et olives. Un cimetière sera identifié à l'Est.

La fin du castellum du plateau du Kops a été brutale. En 69, le chef Batave Julius Civilis se révolte. Curieusement le castellum ne sera pas brulé comme tous ceux du Limes du Vieux Rhin. Tacite[4],, raconte que l'unité de cavalerie de Batave conduite par Claudius Labeo à rallié son peuple. Manifestement abandonné après la révolte des bataves en 70, peut-être est-ce là une explication.

Il semble donc que pendant le premier siècle, le castellum du Kops va servir aux officiels romains et plus tard par une unité de cavalerie Batave et à l'Ouest par Batavodurum, le vicus civil.

En 2005, 2006, les fouille de Saint-Josephhof vont prover qu'une population occupait déjà Batavodurum entre l'an 20 et l'an 10 avant J.-C.

En 69-70 éclate la révoltes du peuple des Bataves alliés aux Cananefates, dirigé par Brinno et aux Frisons. Ils vont piller tous les castellum le long du Vieux Rhin. L'oppidum Batavorum est détruit et même si quelques traces d'occupation postérieures sont relevées, il n'aura plus jamais sa splendeur passée.

Ulpia Magus Batavorum au IIe Siècle et le nouveau castellum du Hunneberg, avec la situation de l'amphithéatre, le Forum et l'Auberge. Près du port, le pont.

Après la révolte du peuple des Bataves, la légion X Pia Fidelis Gemina s'installe à nouveau dans un castrum en bois sur la colinne du Hunnerberg pour surveiller les Bataves et l'équipe d'un amphithéatre, un centre commercial et une auberge sous les ordres de Vespasien. En 95, elle fortifie le castellum en pierre. De nombreux tessons de poteries, des tuiles, des pièces et même quelques pierres tombales indique la présence bien documentée de cette légion. La construction achevée, en 103 la légion X Pia Fidelis Gemina retourne à Vienne et est remplacée par une vexillation - un détachement temporairement - de la légion Hispana en provenance de York. Des unités complémentaires de la XXX Ulpia Vitrix vont séjourner au Hunneberg.

C'est à cette date que Trajan va baptiser la cité Ulpia Noviomagus Batavorum,, en court Noviomagus origine du nom de la ville Nimègue, en néerlandais Nijmegen.

Le vicus est reconstruit à l'Ouest le long de la Waal, a son apogée au milieu du IIe siècle devait avoir une population de près de 5.000 à 6.000 habitant, chiffre qui ne sera atteint par la ville hollandaise d'Utrecht que près d'un millier d'année plus tard! Une inscription précise que du grain a été livré par un marché Nervien Marcus Liberius Victor. Parce que Noviomagus est proche de la rivière, le mur nord ne sera jamais retrouvé. Le sud actuel de la ville est largement bâti. Actuellement seuls deux temples en style natif ont été mis à jours et de la poterie des ateliers de la légion XXII Primigenia de Xanten ont été trouvés ça et là.

En 1915, en draguant la Wall un splendide masque de fer, couvert de bronze et d'une couche d'argent et orné de cinq bustes, trois femmes et deux hommes est retrouvé avec quelques pièces d'or. Probablement dédié au culte de Bacchus, il est daté de la deuxième partie du IIe siècle

Découvert en 1980, il y avait aussi un pont sur la Waal, qui conduit au grand sanctuaire d'Elst et Castra Herculis aujourd'hui Arnhem-Meinerswijk. Il devrait dater de 70, construit par les soldats de la légion II Adiutrix. Tacite signale que lors de leur retrait, les Bataves tentent de détruire un pont en construction à Batavodurum.

Il semble donc que ces deux implantations sont différentes et que les petites colonies des Bataves romanisées - poteries, pièces monnaies et bijoux sont romains - étaient plutôt au Nord de la rivère Wall.
Source: Wikipedia
La ville doit son nom de Cologne à l’impératrice romaine Agrippine - épouse de l'empereur Claude - qui éleva son lieu de naissance au rang de colonie en l’an 50, sous le nom de Colonia Claudia Ara Agrippinensium. Les Romains y tenaient une garnison et des axes routiers (dont voies romaines) convergeaient vers un pont de bateaux sur lequel transitait un important commerce avec toutes les régions de la Germanie.

En raison de son importance stratégique sur le limes du Rhin et de la présence de l'armée - grande consommatrice de produits et de techniques - et de la clientèle germanique, l’endroit attira de nombreux marchands et devint un foyer d’artisanat et de commerce.

Centre militaire, la ville fut la résidence de l'empereur gaulois Postume de 260 à 268, et le lieu de l'usurpation éphémère de Silvanus en 355.

Les Romains introduisirent le christianisme à Cologne, qui devint siège épiscopal à partir du IVe siècle.

La ville garde quelques vestiges de son passé romain :

  • * la mosaïque de Dionysos dans le musée romain-germanique,
  • * des restes de remparts romains
  • * des vestiges de l’aqueduc de l'Eifel qui amenait l’eau d'une source distante d'une centaine de kilomètres jusqu’à la ville.

Source: Wikipedia
Son nom latin était "Tolbiacum", autrement dit Tolbiac, ville de l'ancienne Gaule, célèbre pour la victoire de Clovis Ier remportée contre les Alamans en 496.
Source: Wikipedia
Arlon partage avec Tournai et Tongres le statut de plus ancienne ville de Belgique. Le bourg est né au croisement des voies de communication entre Reims, Trèves et Cologne. Les Celtes s'y sont établis. Son nom à l'époque romaine était Orolaunum Vicus. De nombreux vestiges de l'occupation romaine (Ier siècle) ont aussi été dégagés par les fouilles.

Le nom du lieu est probablement dérivé du mot Celtic "ar"(montagne) et "lun"(boisées). Il était occupé par une colonie de Trévires ainsi que d'une tribu celtique ou germanique. En 57 av. Jules César a conquis la région qui plus tard a été appelé Gallia Belgica. Orolaunum a été renforcée et développée dans un marché en plein essor, en particulier suites aux développement des voies vers Durocortorum (Reims) à Augusta Treverorum (Trèves) et Divodorum Mediomatricorum (Metz) à Atuatuca Tungrorum (Tongres). Orolaunum a également été un temple dédié à Mars, dieu romain de la guerre, ou Camulus, l'équivalent Celte.

A la fin du troisième siècle, les tribus germaniques envahirent l'empire romain. Orolaunum s'est vue fortifiée sur la colline avec la construction d'un mur épais de 4 mètres, de 8 mètres de haut et de 800 mètres de circonférence.

Au 8ème siècle, Orolaunum devient: Castellum Harlonis.
Source: Wikipedia
La ville fut fondée au plus tard en 16 avant Jésus-Christ par l'empereur romain Auguste. Dans l'espace germanophone actuel, seuls Augsbourg et Augst — dans le Nord de la Suisse) — partagent avec elle l'honneur de porter le nom de l'empereur. C'est aussi la capitale de la civitas du peuple des Trévires.

Le pont qui franchit la Moselle construit en bois est réédifié en pierre en 45 de notre ère.

La ville se développa rapidement. De nombreuses constructions s'élevèrent, comme vers 80 les Thermes près du marché aux Bestiaux ou vers l'an 100 l'amphithéâtre. Sous Marc-Aurèle et Commode fut érigée la porte Nord, la Porta Nigra qui marque bien l'importance de la ville aux IIe et IIIe siècles. Surtout, l’enceinte, construite dès le Haut-Empire, longue de 6,4 km protège une superficie de 285 ha, la plus importante des Gaules.

De 271 à 274 Augusta Treverorum devient la résidence du Gallo-Romain Tetricus, qui s'était proclamé empereur des Gaules, et dès 273 ce fut aussi le siège d'un évêché.

En 275, le limes du Haut Rhin s'étant fort affaibli, la ville fut détruite par les Francs et les Alamans, puis fut rebâtie par Constance Chlore qui y résida de 293 à 306.

Résidence impériale, la ville, dont le nom était le plus souvent abrégé en Treveris, devint au temps de la tétrarchie une des villes les plus considérables de l'Empire romain d'Occident à côté de Rome et de Milan. C'est de là qu'étaient alors administrées les provinces romaines de l'Europe occidentale actuelle (parties romaines des Pays-Bas, Belgique, Luxembourg, Allemagne de l'Ouest, Angleterre, France, Espagne, Portugal) et une partie de l'Afrique du Nord (le Maroc romain).


Source: Wikipedia
Tacite est le premier à citer l’oppidum dans la phrase « Diuoduri Mediomatricorum id oppidum est » (Divodurum est la place forte des Médiomatriques).

Le nom du peuple des Médiomatriques, une tribu celtique qui allait donner son nom à Metz, apparaît dans un récit du général romain Jules César. Cette tribu s’est fixée certainement au IIIe siècle av. J.-C. sur un territoire allant de l’Argonne aux Vosges, l’espace au-delà des Vosges étant occupé par les Triboques. Ils édifièrent leur principal oppidum, c’est-à-dire leur capitale, au confluent de la Moselle et de la Seille sur la colline de Sainte-Croix. Cet oppidum était notamment un centre économique groupant des ateliers d’artisans des métaux et de terre cuite. Une assemblée de type oligarchique, composée des chefs des principales familles, détenait le pouvoir. L’organisation sociale, hiérarchisée, reposait sur trois classes : les chevaliers ou nobles, la plèbe et les esclaves.

C’est en 58 avant Jésus-Christ que les Romains occupèrent la ville et en en reconnaissant la position stratégique la transformèrent de cité agricole à cité administrative et militaire. Au lendemain de la conquête romaine, Metz, désigné par les Romains par le qualificatif Divodurum Mediomatricorum (« oppidum des Médiomatriques ») est intégré à la Gaule belgique dont la capitale est Durocortorum (Reims). L’importance de la ville était grande ; en 27, elle faisait partie des soixante capitales gauloises. Il faut pourtant attendre le début du IIe siècle pour voir apparaître le nom Divodurum mentionné pour la première fois par Tacite dans son premier livre des Histoires à propos des troupes de Vitellius qui y massacrent 4 000 personnes.

La cité occupe initialement tout l’emplacement du Haut-de-Sainte-Croix et croît rapidement vers le sud pour atteindre au début du Ier siècle l’Esplanade et le Sablon. Le plan de la ville reproduit celui classique de la ville romaine. Le forum, lieu de rencontre indispensable à la vie publique de l’agglomération, devait se trouver entre la place Saint-Jacques et la place de la Cathédrale. Les fouilles archéologiques récentes ont révélé une agglomération de bâtiments en bois et torchis, établie selon le quadrillage propre aux villes romaines avec cardo (actuelle rues Serpenoise, Ladoucette, Taison) et decumanus (actuelle Fournirue), dont la surface avait quadruplé depuis la fin de l’indépendance.

La longue période de la paix et l’intégration à l’Empire romain en fait une ville étape prospère. Elle devient le foyer le plus important de la civilisation gallo-romaine en Lorraine. Metz est un important carrefour routier où convergent les voies de Lyon, Reims, Trèves, Mayence et Strasbourg — préfigurant en quelque sorte les autoroutes actuelles (A4-A31). Le tracé des routes obéit à des impératifs stratégiques : assurer la défense à l’arrière du Rhin.

Rome privilégie les relations Sud-Nord, qui se traduit par la voie de Lyon à Trèves. Après avoir atteint la Moselle à Toul, elle traversait le territoire des Médiomatriques à Scarpone (actuellement Dieulouard), suivait la rive droite de la Moselle et atteignait Metz au Sablon. Puis elle empruntait la rue Scarponaise (devenue rue Serpenoise), la rue Ladoucette, et la rue Taison pour atteindre l’ancien oppidum qu’elle quittait par les rues des Trinitaires et rue Marchant en dévers.

La deuxième chaussée stratégique, reliant Reims à Strasbourg, atteignait Metz par le bas de Montigny, traversait la ville par les actuelles en Fournirue — cette apposition « en » est précisément à Metz l’héritage de la toponymie romaine des rues — et rue Mazelle, puis dépassait la côte de Queuleu vers Delme, Sarrebourg et Saverne dans la direction du Rhin.

À Divodurum, comme dans l’ensemble de la Gaule, la civilisation gallo-romaine atteint un sommet : la population estimée entre 15 000 et 20 000 habitants à son apogée, chiffre considérable pour l’époque où la plupart des villes connues en dehors de la région n’ont guère plus de 7 000 habitants. On y distingue les habitants de condition libre — citoyens romains venus d’Italie et non-citoyens parmi lesquels les propriétaires terriens, les membres des professions libérales —, les affranchis et les esclaves.

Une partie de la population habite des constructions en pierre et de grands édifices voient le jour qui utilisent la pierre de Jaumont et surtout la pierre de Norroy. Parmi les plus prestigieux, l’amphithéâtre, construit certainement à la fin du Ier siècle à l’emplacement de l’actuelle gare de marchandises, disposait de 25 000 places. Il était le plus grand des Gaules et l’un des plus grands du monde romain.

L’aqueduc de Gorze à Metz long de 22 km traversant la Moselle et dont on voit les arches à Jouy-aux-Arches alimentait la ville en eau. Les vestiges de plusieurs thermes — dont l’un sur le site de l’actuel musée — ont été trouvés. Par ailleurs, une vaste nécropole s’étend au sud de la ville de part et d’autre de la voie vers Lyon. Les nombreuses stèles funéraires exposées au musée gallo-romain de Metz ainsi que de nombreux vestiges mis au jour lors de fouilles, montrent que la vie économique était déjà très active à cette époque. De nombreux métiers relevant de l’artisanat sont exercés ; notamment ceux du cuir, du textile, du travail des os de cervidés et de porcs. Le travail de l’argile est en plein essor et la terre cuite fournit tous les récipients d’usage courant. Lors des fouilles opérées à Saint-Pierre-aux-Nonnains, on a retrouvé le four d’un potier nommé Casicos.

Le travail du fer débouche sur la fabrication de l’outillage courant. La cervoise, ancêtre de la bière, est fabriquée à partir d’épeautre. Le commerce est actif. La corporation des nautes de la Moselle est spécialisée dans le transport fluvial de produits lourds, et notamment les matériaux de construction. On connaît l’existence d’un marchand de sayons —  une des grandes spécialités textiles des Médiomatriques — qui était en liaison commerciale avec l’Italie du Nord.

Un cimetière se développe au Sablon. Sur l’acropole de Metz, actuelle place de la maternité Sainte-Croix, on prie les divinités religieuses anciennes (Épona, cavalière celtique et déesses-mères de la terre) et gréco-romaines (Jupiter, Mars, Mercure…) mais aussi comme partout de plus en plus les divinités d’orient (comme Isis l’égyptienne). Une autre de ces religions d’orient se développe de plus en plus : le christianisme.

En 212, l’édit de Caracalla accorda la citoyenneté romaine à tous les Médiomatriques de condition libre. Les plus fortunés parmi les habitants de condition libre participent à la gestion municipale sous le qualificatif de magistrat. Les anciens magistrats forment l’ordre des décurions ou Sénat municipal.

L’amphithéâtre de Metz, dit « le grand amphithéâtre », est construit vers la fin du Ier siècle ou dans la première moitié du IIe siècle dans le quartier des basiliques de Divodurum Mediomatricorum en Gaule belgique, aujourd’hui quartier du Sablon de Metz (et futur nouveau quartier de l'Amphithéâtre). Il était le plus grand amphithéâtre édifié en Gaule romaine et l’un des dix plus grands amphithéâtres construits par les Romains.
Source: Wikipedia